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Bébé a la tête plate

Dernière mise à jour : 21 juil. 2020

Ça va rester ?!!


Voilà un motif de consultation très récurrent dans les cabinets d’ostéopathie! En France, en 2019, cela concerne 40% des enfants entre 1 et 12 mois (hors brachycéphalies) selon Le professeur Di rocco (neuro chirurgien Lyon 2019) et l’ensemble des études épidémiologique (récentes) semblent converger pour dire qu’à 2 mois 1 enfant sur 3 est atteint d'une déformation crânienne positionnelle.

Parents, rassurez-vous la grande majorité de ces déformations crâniennes positionnelles « évoluent favorablement avec le temps » ! MAIS, certaines méritent plus d’attention, et demandent une évaluation ainsi qu’un suivit chez des spécialistes.


RESTEZ, on met les choses à plats !


Les plagiocephalies, cheval de bataille des ostéopathes, alors que selon de récentes recherches, 97% des plagiocéphalies évoluent favorablement… Oui mais ce qu’on oublie de préciser avec ce chiffre rassurant c’est que, dans cette même étude, les 97% des bébés bénéficiaient de conseils et d’un suivit en thérapies manuelles (Hutchison 2011)… Bon alors on peut se poser à juste titre la question : est-ce vraiment une évolution spontanée ?


L’ensemble des études à ce sujet n’est pas toujours cohérent. On retrouve souvent une amélioration spontanée des déformations dites « légères » mais certaines persistent aussi jusque l’adolescence. ( Ahluwalia 2020. Di rocco 2019). Certaines nécessiterons une rééducation et un suivit simple en thérapies manuelles, d'autres mériterons un traitement orthopédique (casque) et dans de très rare et extrêmes cas une chirurgie.

Les conséquences de ces déformations ne sont pas seulement esthétique, nous n’avons pas de données précises à ce sujet mais quelques conséquences sont aujourd'hui suspectées : les scolioses idiopathiques de l’enfant, troubles en dys (dyspraxie par exemple), otites moyennes aigues chroniques…



Pour tout comprendre, mettons-nous d’accord :

(Nous ne parlerons donc ici que de la plagiocéphalie et de la brachycéphalie car les plus fréquentes)


La plagiocéphalie (du grec plagios = oblique et kephalê = tête) est le symptôme d’un déséquilibre postural et moteur chez le nouveau né et le jeune enfant. Ce symptôme se caractérise par un applatissement d’un côté à l’arrière de la tête.

La brachycéphalie (littéralement « qui a le crâne court » du grec ancien brakhus, court et kephalê, tête) est l’applatissement global de l’arrière du crâne.

Enfin, les craniosynostoses ne sont PAS des déformations crâniennes positionnelles. Il s’agit de la soudure prématurée des os du crâne. Cette pathologie provoque des déformations du crâne et demande un suivit chez le neuro pédiatre.



source : HAS Prévention des déformations crâniennes positionnelles et mort inattendue du nourrisson fevrier 2020.

Comment ces déformations s’installent-elles ?


La plagiocéphalie est l’expression d’un déséquilibre GLOBAL posturo-moteur de l’enfant.

Celui-ci peut être franc et parfois même douloureux. L’enfant à clairement une préférence voir une impossibilité à tourner la tête d'un coté

Votre bébé, aura passé plusieurs mois au chaud et dans plus ou moins la même position il est donc tout à fait envisageable qu'il ait des gènes ou des asymétries dans ses mouvements.

De même, les contraintes mécaniques permettant la naissance sont généralement bien tolérées par le fœtus, néanmoins lors de certains accouchement compliqués, un peu comme un sportif, le bébé en ressort avec des déséquilibres et des tensions.

Votre petit aura éventuellement besoin d’aide pour se débarrasser de ses tensions et déséquilibres et cela peut se comprendre ! Imaginez-vous rester dans une position plus ou moins fixe pendant quelques jours (voir semaines) continuer avec un accouchement (sportif !) et, après tout ça, il faudrait que vous n’ayez plus aucunes gènes, aucunes douleurs ou aucunes tensions ? Je pense que vous auriez déjà pensé à appeler votre ostéo, pensez de même avec votre enfant !


La brachycéphalie est, elle, l’expression du poids de la tête de votre enfant sur un matelas ou autre support de manière prolongée.

C’est l’effet même de la gravité… Un peu comme si on laissait une boule de pâte à sel sur la table… quelques minutes plus tard on verra la boule se déformer et apparaître un méplats. Votre enfant n’est pas fait pour rester des heures dans la même posture et au même endroit. Portez le ! Variez les postures, les endroits, les stimulations ! La position prolongée sur le dos (ou bien dans un transat un babycocoon etc) génère, par le poids de la tête un aplatissement mécanique des structures du crâne. Certaines sont légères d’autres beaucoup plus sévères.


BACK TO SLEEP & TUMMY TIME TO PLAY


Tous les professionnels de santé sont d’accord pour dire que la recrudescence des déformations crâniennes positionnelles est concomitante avec les recommandations de couchage sur le dos « back to sleep » ET tout le monde est aussi d’accord pour conserver ces recommandations puisqu’elles ont fait diminuer de manière significative le taux de mort subite du nourrisson.


Mais cette campagne n’a été que partiellement relayée par les professionnels de santé et dans les médias. Avec le slogan « back to sleep » la mention qui suit "tummy time to play" est indissociable. Malheureusement cette dernière est passée à la trappe…


En effet même chez les nourrissons la position sur le ventre est à proposer et à travailler pendant ses temps d’éveil.


TUMMY TIME TO PLAY

Il n’est pas dangereux de poser votre enfant même tout petit sur le ventre dans ses moments d’éveil ! D’ailleurs à une époque il était recommandé de faire dormir son enfant sur le ventre.

Accompagnez -le dans cette découverte cela est très bénéfique sur le plan moteur, pour stimuler sa curiosité et soulagera également les appuis postérieurs sur sa petite tête. Vous pouvez le poser plusieurs fois par jours, quelques minutes ou secondes, sur le ventre en TOUJOURS respectant sa tolérance.

Il existe pleins d’exercices pour l’aider à appréhender la position, faites-vous accompagner par un kiné, un ostéo, une ergothérapeute ou une psychomotricienne spécialisé en pédiatrie.


Pour les déformations crâniennes positionnelles d’autres conseils de prévention sont essentiels et ferons l’objets d’un autre sujet !



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